Note : le mot des élus

juin 2016.

Compiler les différents documents qui existent sur l’histoire de notre commune, c’est la tâche à laquelle nous nous sommes attelés.

Développer en texte, en photographies et en images les magnifiques lieux et représentations, établir une chronologie des différentes étapes qui ont permis à ce lieu de se développer, s’entretenir, traverser les âges en se bonifiant, expliquer aux résidants et aux visiteurs que leur motivation soit cultuelle ou culturelle, mettre l’accent sur les personnalités qui ont apporté leur pierre à cet assemblage heureux qui compose notre commune.
Voilà ce qui a motivé notre travail de recherche, de réécriture, de photographies.

Il ne s’agit pas d’un journal, nous n’avons rien inventé. Nous avons parfois embelli, réuni des textes en s’informant auprès de la population afin de réaliser un ensemble cohérent.

Il ne s’agit pas non plus d’un ouvrage historique mais d’un ouvrage de vulgarisation qui ne répond pas hélas à toutes les interrogations puisque les documents manquent pour reconstituer le puzzle complet de l’histoire de Lannédern. Nous accueillerons avec plaisir tout élément que vous pourriez posséder.

En tant qu’élus de la commune, nous avons pensé que notre devoir était d’apporter, tout simplement, notre savoir faire et nos compétences au service de l’histoire et du patrimoine de notre village. Ces informations s’adressent à tous les lannédernéens ainsi qu’aux visiteurs qui chaque année découvrent notre village.

La nature a également doté Lannédern d’importants atouts intéressants pour nos agriculteurs.

Notre objectif est de laisser un témoignage par rapport au temps qui passe et à l’histoire qui s’oublie. Nous souhaitons que ce document agrémenté d’images soit accessible sans effort particulier.

Nous ne serions pas complets si nous ne remercierions pas tous ceux qui ont permis cette réalisation. La mémoire collective est indispensable pour compléter les informations.

Le devoir accompli, nous vous invitons à rester vigilants et à ne pas vous relâcher pour la sauvegarde de notre bien commun précieux qu’est notre village situé en plein centre du département. Il baigné par la rivière la Petite Douphine et ouvert sur les monts d’Arrée.

Cet ouvrage vous aidera à mieux connaître et apprécier notre commune, il vous permettra aussi d’emporter chez vous quelques images de ce village, de ce lieu vivant et accueillant.

Préambule

Lannédern, commune paisible, donne parfois le sentiment que l’histoire bretonne a choisi de s’y installer pour passer sa retraite.

Ce portrait est pourtant incomplet car ce conservatoire des siècles n’a jamais perdu l’occasion de boire à la fontaine de jouvence (immortel, rajeunissement perpétuel).

Le dynamisme de son tissu associatif en est la preuve tout comme la richesse que lui procurent ses résidents.

Et puis il y a cette bannière fièrement brandie, identifiée par son blason et la ferveur qui gagne une fois l’an lors du fameux pardon de Saint Edern.

Le passé a toujours été une ressource pour comprendre le présent.

Que la beauté du village, la richesse du patrimoine et des paysages, la réalité et les légendes ancestrales demeurent, exprimant le génie de cette communauté à laquelle nous sommes fiers d’appartenir.

Lannédern a toujours su se régénérer collectivement en portant haut ses valeurs, son histoire et son ambition partagée.

Nous avons conscience que les Lannédernéens et les Lannédernéennes savent bien que la recherche du bonheur est une affaire personnelle tout en cependant une entreprise collective de tous les instants.

Nous ne sommes que des modestes ambassadeurs de passage qui laisseront une voie clairvoyante et élargie par un devoir de mémoire constitué.

Le Maire (Georges Pouliquen), les adjoints au maire, les élus.

La mort de René Caro

Les évènements du 28 juillet 1944 à Lannedern La Mort de René Caro

À cette date, les Américains sont aux portes de la Bretagne qu’ils cherchent à prendre au plus vite pour s’accaparer des ports de haute mer pour désengager le Cotentin. Prendre Saint-Malo – Brest – Lorient et créer un port artificiel dans la presqu’île de Quiberon. Cela est essentiel pour l’acheminement des hommes, du matériel et surtout du carburant pour poursuivre l’invasion. L’état-major allemand ayant repoussé l’idée d’un débarquement sur la Bretagne craint cependant de grosses opérations aéroportées dans les Monts d’Arrée, ainsi la II division parachutiste commandée par Ramcke est acheminée dans le Centre Finistère (à compter du 12 juin). Cette division d’élite fortement éprouvée sur le front russe a été reformée en mai 1944 en faisant appel au volontariat de jeunes allemands de 18 / 19 ans. Dès son arrivée, elle ne cessera de parfaire son instruction en vue des combats futurs. La population des bourgs environnants est réquisitionnée pour creuser des tranchées : à l’ouest de Brasparts – près du lac de Nestavel. Les partisans FFI et FTP de la région ne restent pas non plus l’arme au pied. Un maquis s’est formé dans le bois de Bodriec au nord de Lannédern et François Le Boulc’h du Bourg le ravitaille en pain. Suite à l’appel de la BBC et à la livraison d’armes, les maquis deviennent fébriles. La libération du pays breton est annoncée. Déjà courant juin, deux parachutages avaient eu lieu à Liorziou en Plonévez (sur les hauteurs de men ar rosaro) : la 1e fois un avion avait largué sept containers d’armes. La 2e fois, 3 avions avaient livré de quoi remplir 10 charrettes. Il avait fallu faire appel à tous les paysans du coin pour acheminer ce précieux chargement sur les hauteurs ouest de Brasparts.

Notre histoire peut commencer : Lannedern – dans la soirée du 27 au 28 juillet 44, 5 partisans viennent occuper la dernière maison du bourg en montant sur Loqueffret. Cette maison appartient à Pierre Le Boulch, boulanger. C’est François, le fils, qui les accueille. Il y avait là : Jérôme Pouliquen dit « Jim » de Brasparts , Keruzoré de Plonévez, Corbel de Collorec, Jean Cadiou (séminariste) de Dineault, René Caro (normalien) de Redon.

La famille de René Caro est originaire de Lannédern, mais son père employé des chemins de fer avait émigré à Redon avec sa famille. René, normalien, 1er prix au conservatoire de clarinette était réfractaire au STO et était venu à Lannédern se faire oublier chez sa tante Mme Le Bihan, tenant une épicerie au bourg. Sa sœur Jeanine l’avait accompagné pour aider sa tante au commerce. Depuis les parachutages de juin, nos résistants étaient équipés de tenues et d’armes anglaises. D’après les lois de la guerre, ce n’était plus des terroristes, mais des combattants à part entière puisqu’ils portaient ouvertement une arme et un uniforme. Ce fait primordial aura une importance dans la suite du récit.

Ces maquisards sont au repos mais avec une idée derrière la tête : faire de cette maison le poste de commandement du bataillon. Fini de se cacher dans les bois, la libération approche, il est temps d’apparaître au grand jour. Au lever du jour, le jeune François Le Boulc’h, 18 ans, va réveiller nos hommes quand il aperçoit des soldats allemands descendant la route du bourg. Aussitôt, il prévient ses amis qui s’éparpillent dans la nature. Lui, inconscient, rentre tranquillement chez lui. Si François avait bien expliqué la topographie des lieux à tous les acteurs de ce drame, cela était sans compter sur le manque total du sens de l’orientation de René. En effet, à bien des reprises, lors des déplacements clandestins, François avait observé que son camarade avait beaucoup de mal à s’orienter. De plus un réveil brutal, un brin de panique, voilà tous les ingrédients pour arriver au drame. Chacun fuit de son côté, certains sous les balles. Ainsi Jean Cadiou, en prenant plein sud avec Keruzoré et Corbel est atteint superficiellement au tibia. Une chasse à l’homme commence malheureusement aidée par la rosée du matin. Pour ces 3 hommes, elle ne s’arrêtera qu’à Penhuil faute de traces. Jean-Yves Conan et son fils Roger, en coupant du trèfle, ont vu une patrouille de 5 à 6 hommes suivant des traces vers les 7 heures sur les hauteurs de Ti Cras. Quant à Jim, par un heureux coup du sort, en prenant plein est, il est passé à travers le dispositif allemand. René Caro, lui, a choisi la mauvaise direction, il tombe nez à nez avec l’ennemi qui le tire à bout portant. René est mort. Son corps est traîné près d’un tas de fagots jouxtant la maison et les questions commencent. Qui le connaît ? est-il du bourg ? etc… Henri Goacolou est amené près du corps : il nie le connaître, il n’est pas d’ici, c’est un uniforme qu’il ne connaît pas. Jeanine, sa sœur, se tait, si elle montre son émotion, les représailles seront terribles. Tous les hommes valides sont regroupés. Les Allemands les ont raflés de Croas A Hars à Roch Ven et alignés contre un mur entre deux maisons. Personne ne parle sous les questions de 2 allemands parlant français. François et son père sont du lot, ainsi que Georges Guédes (16ans) et son frère Yves (23ans). Les paras allemands sont jeunes, le même âge qu’eux, mais on ne lit rien dans leurs yeux. Un ordre et ils tireront. Cet ordre ne viendra pas. Et la fouille commence. Les hommes sont fouillés, les maisons visitées, l’épicerie Le Bihan pillée, le cochon du pardon de Sainte Anne égorgé et chargé dans un camion. Et les otages toujours sous la menace des armes : avenir incertain. Le feu est mis au tas de fagots, à proximité repose René Caro.

Le feu enveloppant René se propage à la maison où il y a quelques heures à peine, de jeunes hommes rêvaient de liberté. Ne trouvant rien, les Allemands se lassent, mais il leur faut des otages. François et son père sont amenés ainsi que Georges et Yves Guédes. On peut comprendre le pourquoi de la prise d’otage de François et de son père : la maison leur appartenait mais pourquoi Georges et son frère. Georges d’esprit-curieux avait toujours dans ses poches un véritable bric à brac. Ce matin-là, il avait un morceau de papier indéchiffrable aux yeux des interprètes, il était donc suspect.

Le périple des otages dura toute la journée : Le Cloître Pleyben, Plonevez, Brasparts, Saint Rivoal, Saint Sauveur. À chaque endroit, des « suspects » sont amenés. Arrivés à Sizun, ils étaient 25 ou 27, débarquement à l’entrée de la ville, colportage du pillage,des prises de guerre et internement dans l’école. Nouvel interrogatoire correct par un officier ou un sous-officier parlant français : personne ne connaissait les « terroristes » . « Ramassés » le vendredi, Yves et Georges Guédes avec Queffelec (Plonevez) et Guichou (ancien instituteur à Lannédern), seront libérés le dimanche matin. Pour François et son père ce sera plus long. Un matin, François est étonné par le calme qui règne dans leur lieu de détention : les parachutistes sont partis, ils sont sous la garde de deux vieux soldats qui leur disent de s’en aller. Nous sommes aux alentours du 8 août 1944. Morlaix est tombé aux mains des Américains et de la Résistance. Pour les allemands, une seule échappatoire : tenir Brest et la presqu’île de Crozon.

Hasard ou dénonciation :

D’après tous les témoins du drame, ces événements sont le fruit du hasard. Les parachutistes allemands de la deuxième division étaient tous très jeunes encadrés par des officiers et sous officiers rescapés de Crête, d’El Alamein en Cyrénaïque, de Rome et de Russie. Sous la conduite de leur chef, ils parfaisaient leurs instructions. Le pire fut évité sans doute car nos soldats de l’ombre portaient un uniforme anglais et qu’aucun d’entre eux n’a pu répondre aux questions des Allemands : René Caro a été tué sur le coup, les autres ont disparu dans la nature. Enfin, l’accès de la maison en haut du bourg aurait pu se faire de nuit par ces partisans sans que personne ne le remarque. Georges Guedes ignorait leur présence. C’est peut-être ce que les Allemands ont pensé. L’attitude courageuse de la population, qui niait connaître ces hommes, a contribué à éviter un drame plus important. Petite anecdote qui a son importance : la quasi-totalité des postes TSF du bourg et d’ailleurs affichait la BBC. Heureusement personne n’a eu l’idée de brancher un poste. Jean Cadiou blessé lors des événements ne sera pas prêtre, il épousera Jeanine, la sœur de René et s’engagera. Il tombera malade à son retour d’Indochine et décédera. Keruzoré de Plonévez du Faou s’engagera et sera tué lors de la campagne d’ Alsace en 1945. François Le Boulch, comme son père, sera boulanger à Lannédern. Il reste toujours très vaillant à 91 ans bientôt, je lui dois ce récit. Georges Guédes habite toujours à Lannédern en face de chez François. Lors de notre rencontre, il relata les faits avec émotion et une très grande précision. Que sont devenus Jim et Corbel ?

Remerciements : François le Boulch, Georges Guèdes + , François Le Corre + et Roger Conan.

Jim, natif de Brasparts s’établira à Irvillac et reviendra souvent sur les lieux de sa jeunesse.Il est décédé en 2002.Il participa à l’accrochage du 16 août1944 en soirée à Irvillac lors du retour du raid allemand sur Brasparts.

La Génèse

Du début du Néolithique au IIIème Siècle après Jésus-Christ

Lannédern est située sur le versant Sud de la rivière la petite Douphine et les caractéristiques zoologiques et végétales du contrefort des monts d’Arès se prêtent à la vie humaine au Néolithique. Le mot Arrée ou Arrhée ou Arez ou Ahès ou Arès, proviendrait d’un vieux mot celte, anne ou enne, signifiant montagne.

L’empreinte de la civilisation mégalithique 

Le menhir de Roscadou

Petit bloc de granit local de 2 mètres de haut, englobé dans un talus et probablement situé sur la voie antique Hent-Ahès (liaison Carhaix-Douarnenez et par la ramification à la voie romaine Morlaix-Quimper). Il servait de point de repère et de lieu de rassemblement.

Des fouilles ont également permis de recenser des tertres, des tombes en coffre et autres tumulus. Les labours ont pratiquement totalement écrêté le relief, ainsi ils n’ont d’intérêt que par leur situation. (bergam, coat-ar-roch, roch’ven, kervéguennet)

L’âge de la pierre polie (-9 000 à -3 300 ans)

Les gisements de Bergam et Croas-Nevez-Coat Ar-Roch-Kerveguennet.

L’occupation des hommes sur les terres dès le Néolithique permet de retracer l’épopée de nos lointains ancêtres. L’indice des pierres polies et les ateliers de Bergam (une industrie lithique relativement abondante) sont associés à la roche éruptive qui a servi à les façonner. Elles proviennent d’un affleurement doléritique et fibrolitique situé Park Pironnick et Park Louët au Nord-Est de Roch Ven. La roche n’est utilisable qu’a certains endroits précis ; suffisamment dure et dense pour être taillée et polie sans s’effriter « mein houarn », les pierres de fer tellement ferrugineuses d’ailleurs que l’oxydation rouge contribue à intensifier leur tranchant bleuté.

Les hommes abandonnent leur vie de chasse et de cueillette et inventent et se consacrent à l’agriculture. Les tout premiers paysans ont entrepris de défricher la forêt primitive à coups de hache et d’herminette pour y créer des pâturages et des champs, c’était il y a 6000 ans.

Sur le versant Nord de Roch Ven proche de Bergam à parc, le gisement de pierres taillées et polies permet d’approcher le dégrossissement des ébauches à grand coups de percuteurs. Puis la métadolérite était taillée sur place et bouchardée pour écraser les arrêtes15 à 20 kg pour une hache de 300 gramme et un taux de réussite de 2% d’où la quantité de déchets.

Quand la pierre est suffisamment dégrossie les tailleurs ont mis au point la technique de polissage. Ils polissent les ébauches sur un rocher avec du sable comme abrasif et de l’eau.

Par souci d’esthétique ces artisans de la première heure peaufinaient leurs outils jusqu’à la perfection avant de les emmancher dans un bois avec une colle à base de résine et d’écorce de bouleau, 2 jours pour confectionner un outil, une véritable monnaie d’échange.

L’arrivée du bronze sonne la fin de des dolérites.Le gisement de surface de Bergam se distingue par la densité des artéfacts collectés par les agriculteurs (en particulier la famille Bras) sur une dizaine d’hectares : haches (6+30) et fragments de haches polies, outillage en silex (57), percuteurs….datables du néolithique final ou de l’âge de bronze ancien.

C’est un instrument composé d’une lame coupante taillée ou polie, inséré dans un manche en bois et le plus souvent comprenant une pièce intermédiaire pour fixer la lame au manche, une gaine. L’axe de la lame fait un angle droit avec l’axe du manche et son tranchant est parallèle au manche. Le polissage peut être partiel, seulement sur le tranchant, ou total lui donnant un aspect lisse.

Symbole des premiers agriculteurs qui ont défriché, son usage perdure jusqu’à l’âge du Bronze ; les modèles en métal remplaçant peu à peu les exemplaires en pierre. Elle est l’outil indispensable aux travaux de déforestation permettant de créer des espaces propres à l’agriculture. La hache sert donc à l’abattage des arbres ou à la taille des bois de charpente. Le travail plus minutieux du bois devait se faire à l’aide d’un outil type herminette ou tranchet. L’Homme taille un bloc de pierre (silex, roche dure) en lui donnant une forme générale. Cette lame peut ensuite être polie. Cette technique de lissage de la lame est une innovation du Néolithique ; le manche en bois présente une tête lourde et robuste ; l’emmanchement est une partie intermédiaire plus ou moins complexe. C’est une gaine qui absorbe les ondes de choc et évite l’éclatement du manche.

Haches taillées et polies propriété de Jean BRAS – Bergam Vian
Hache polie propriété de Jeanine Le Guillou – Resternou

L’âge de bronze et du fer (-1100 à -700 ans)

Les bas-fourneaux de Bergam.

La découverte de résidus et de fonds de bas-fourneaux permet de situer un village de forgerons vers Bergam.

Le bas fourneau se présente comme une cheminée de taille humaine (un ou deux mètres de haut) en pierres, briques et terre cuite, dans laquelle on dispose en alternance une couche de minerai de fer et une couche de charbon de bois.

Lorsque l’on met le feu, le charbon de bois produit du monoxyde de carbone qui vient réduire le minerai : le fer est présent dans le minerai sous forme oxydée et il se forme ainsi du fer : Fe3O4 + 4CO ? 3Fe + 4CO2

Le tirage du fourneau est assuré soit par ventilation naturelle, soit par des soufflets, généralement manuels. Les impuretés qui accompagnent le minerai forment la scorie ou laitier qui s’écoule au bas du fourneau ou dans une fosse ménagée en dessous de sa base.

Dans le bas du fourneau s’accumule un solide spongieux, composé de métal et de scorie, que l’on appelle « massiot » ou « loupe ». Le métal obtenu par ce procédé est très hétérogène. Le massiot peut être composé de fer et d’acier allant de 0,02% à 2% de carbone. La loupe est d’abord épurée et corroyée, par martelage répété, afin de retirer la scorie et de rendre le métal homogène. Il reste quand même des inclusions de scories dans la matrice métallique. On obtient après ce long processus, un bloc de métal qui pourra être mis en forme par le forgeron pour fabriquer l’outil (soc de charrue, serpe, cerclage de roue…) ou l’arme. Une fois l’outil mis en forme le forgeron procède à une dernière opération afin de durcir la surface il effectue une trempe cela consiste à plonger la pièce porter au rouge dans de l’eau froide.

Type de bas fourneau – Loupe de bas fourneau Chez M et Mme Bizien

L’antiquité tardive élargie (De la moitié du 1er millénaire au VIème siècle), du monde antique au début du moyen âge

L’expression Antiquité tardive est utilisée pour désigner une période historique qui commence en fin du premier millénaire mais dont la date de fin est beaucoup plus floue vers le VIème siècle. Elle n’est employée qu’en référence aux pays ayant appartenu au monde romain.

L’Antiquité tardive se caractérise par un mélange de traditions antiques. Ce que les historiens appellent la romanité, d’apports chrétiens et d’influences barbares. Les débats théologiques, les difficultés causées par les relations entre les souverains et l’Église.

Le développement des bâtiments chrétiens caractérisent la période.

L’Antiquité tardive constitue une période cruciale pour la transmission de la culture, de la science, et plus généralement de toutes les connaissances accumulées par les différentes civilisations antiques.

Elle nous intéresse donc au plus au haut point pour la considérer désormais comme une période charnière entre Antiquité et Moyen Âge mais de – 700 ans avant Jésus-Christ au IIIe siècle il existe un blanc sur la commune.

Nous ne détenons aucune source d’histoire de cette époque. Ce que l’on peut dire c’est que les Osismes ou celltes ou peuple gaulois armoricain habitent le Finistère depuis l’époque antique (on y retrouve des dolmens et des menhirs). Les Osismes furent augmentés par les Coriosolites à la fin du IVème siècle et le territoire devint la Petite Bretagne.

Le lit de Saint Edern

Saint Edern confectionna un lit de pierres au point de délimitation de Lannédern Le Cloître-Pleyben et Pleyben, dans une garenne qui a gardé depuis lors le nom de Goarem Edern proche du village du Moulin du Duc. Encore intact on peut s’y allonger comme avaient coutume de faire par dévotion les pieux fidèles ou les pèlerins qui y accouraient de tous les points de la région. On disait que cela guérissait et préservait du mal d’échine et du mal de reins. La couchette un peu dure, mais fort commode en somme, se compose d’une dalle de granit taillée adroitement pour reposer la tête, la nuque et le dos entourée de pierres brutes des deux côtés sous forme de palissade.

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La chapelle de Coat ar Roch

Autrefois appelée chapelle du Bois de la Roche, aujourd’hui il ne subsiste que la chapelle transformée en maison d’habitation. Le bois a disparu et la roche a servi de carrière !
C’est à cet endroit que guidé par une étoile Saint Edern avait installé son oratoire. Une source coulait en ce lieu et le site allait devenir l’objet d’un véritable culte et d’une dévotion à la Sainte Vierge (Notre Dame la Vierge Marie mère de Dieu).

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Saint Edern entre réalité et légende

« Voici comme se raconte à Lannédern la vie du saint patron »

Le saint arriva dans ce pays, monté sur un cerf avec sa sœur Génovéfa. Du haut de la lande de Coat-ar-Roc’h ils purent admirer l’immense étendue de terre, de collines, de vallons et de bois qui se déroulait devant eux. Et ils louèrent Dieu de les avoir conduits là. Quand ils eurent terminé leur action de grâces, Edern dit à sa sœur :
– Ce n’est pas le tout, il faut maintenant que nous procédions au partage ?
– C’est à moi de choisir mon lot la première, répondit Génovéfa.
– Soit ! Acquiesça le saint.

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